Vendredi 10 juin 2005
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La croissance du nombre d'abonnés aux services de télécommunication haut débit par technologie ADSL prendra fin en 2007, au profit de réseaux plus puissants qui vont se démocratiser rapidement à partir de cette année, prévoit dans un rapport un organisme privé spécialisé. "Alors que la croissance de l'usage de l'ADSL, technologie aujourd'hui majoritairement employée pour les services haut débit au Japon, va s'achever en 2007, le développement des réseaux à fibre optique va gagner du terrain", estiment les analystes de l'institut de recherches Nomura.
L'ADSL, qui emploie la ligne de téléphone traditionnelle, est utilisé pour se connecter à internet par quelque 30% des foyers japonais, soit près de 14 millions de lignes, selon le ministère des Télécommunications. Le débit offert par cette technologie dans l'Archipel varie de 8 mégabits par seconde (Mbit/s) à 50 Mbit/s en fonction des offres des opérateurs et de la distance entre le foyer et le point de raccordement. L'ADSL japonais est le plus rapide du monde.
Mais les nouvelles offres basées sur des réseaux où la fibre optique arrive jusqu'au foyer (FTTH) séduisent de plus en plus les particuliers nippons, car ils offrent un débit de 100 Mbit/s. Environ 3 millions de foyers sont déjà raccordés. L'accès à Internet par le réseau de télévision par câble est lui aussi utilisé par environ 3 millions de foyers.
"En 2007 commencera l'ère des giga réseaux optiques", assurent les chercheurs de l'institut. Les débits seront ainsi multipliés par 10 pour atteindre 1.000 Mbit/s, soit 1 Gigabit/s. "Avant la fin de l'année budgétaire 2008 (soit avant fin mars 2009) les réseaux offrant un débit de 1 Gbit/s seront massivement déployés", poursuit le rapport.
L'institut fonde ses prévisions sur les innovations des géants japonais du secteur et sur la volonté affichée par le gouvernement de faire du Japon le numéro un mondial de l'ultra-haut débit.
Par David
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Lundi 20 juin 2005
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A peine deux semaines après la validation de la technologie Re-ADSL 2 par l'Arcep, les premières offres commerciales font leur apparition.
Free et Wanadoo sont les deux premiers à se lancer avec le même argument: fournir un accès haut débit 512 kbps maximum en réception, 128 Kbps en émission aux personnes qui ne pouvaient pas être éligibles à l'ADSL en raison de leur éloignement du répartiteur téléphonique.
La technologie Re-ADSL 2 permet de faire circuler le haut débit via une ligne ADSL sur une distance plus longue qu'aujourd'hui: sa portée est supérieure de 5% à 10% par rapport à une ligne ADSL "classique".
Free propose son offre standard à 29,99 euros par mois, avec accès internet et téléphonie illimitée. La Freebox v4, nécessaire pour le Re-ADSL, est incluse dans l'abonnement.
France Télécom, de son côté, lance une offre «Haut débit 512k étendu», pour 24,90 euros par mois. Elle nécessite l'acquisition d'un modem Ethernet vendu 79 euros.
Par David
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Mercredi 22 juin 2005
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Dans le domaine de la transmission de données sans fil à haut débit, la bataille fait rage. Alors que le Wimax poursuit sa quête de standards en Europe et ailleurs, iBurst, une technologie propriétaire de l'américain Arraycomm, s'est trouvé une place au soleil australien et sud-africain. Ne traitant pas la voix mais opérationnelle, moins chère et mieux aboutie, la technologie iBurst vient jouer sur les terres ultraprotégées de l'UMTS, mais aussi du Wimax.
Elle pourrait profiter de leurs faiblesses respectives. Le décollage de l'UMTS n'est pas aussi fulgurant que l'espéraient les opérateurs. Quant au Wimax, il n'est aujourd'hui disponible que grâce à des antennes quelque peu imposantes, à placer sur le mur d'un bâtiment. En outre, il ne sera pas disponible sur des cartes PCMCIA avant la fin 2006. Enfin, il ne gère pas non plus le « hand over » (la possibilité de passer d'une cellule à une autre), ce qui le cantonne, pour l'instant, à une solution sans fil et non pas mobile.
A l'inverse, à Sydney, c'est en totale mobilité que les abonnés au service iBurst, de l'opérateur Personal Broadband Australia (PBA), jouissent d'un débit de 1 Mbit/s. Il leur suffit de se procurer une carte PCMCIA auprès de l'opérateur afin de bénéficier d'un forfait de 300 Mo pour environ 30 euros par mois. Ils peuvent ainsi traverser la ville (le service couvre 70 % de la population urbaine australienne) sans perdre leur connexion.
Pour étendre sa technologie, l'opérateur australien a payé 6 millions d'euros pour les fréquences dans la bande des 1,9 GHz. Pour couvrir l'ensemble de la ville de Sydney, il a déployé une quarantaine de stations de base tandis que les opérateurs UMTS en ont implanté entre 200 et 300 !
Rappelons qu'en France les licences d'exploitation des fréquences pour l'UMTS ont coûté la bagatelle de 619 millions d'euros. Le prix du mégahertz n'est assurément pas le même partout, alors que c'est pourtant une ressource rare sur toute la planète.
Par David
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Mercredi 22 juin 2005
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Constatant que les offres de voix large bande permettent à l'ensemble des acteurs du marché de la téléphonie et de l'Internet de répliquer les offres de France Télécom, l'Arcep (ex-ART) vient d'annoncer qu'elle considère qu'une extension du périmètre du contrôle tarifaire aux offres de «voix sur large bande» n'est pas justifiée à ce stade. Cette annonce sonne le glas de la régulation du marché de la VoIP de détail, du moins dans l'immédiat. L'autorité indique, en effet, qu'elle suivra attentivement le jeu concurrentiel sur ce segment de marché et pourra décider, le cas échéant, d'imposer des obligations complémentaires à France Télécom.
Par David
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Vendredi 24 juin 2005
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Développer, agréer et promouvoir. Cest le triptyque sur lequel se sont entendus Intel et Nokia pour faire décoller le WiMax, tant pour des applications voix que données. Dabord, le numéro un des processeurs et le numéro un des terminaux mobiles mettront en commun leurs travaux sur la technologie daccès sans fil à longue distance, présentée tour à tour comme une alternative au haut-débit classique par ADSL dans les zones non couvertes ou comme un complément des réseaux de téléphonie UMTS. Les terminaux mobiles, les antennes relais, les téléphones et les ordinateurs portables, sont concernés par cette alliance. Ensuite, Intel et Nokia devront sentendre sur les spécifications définitives du WiMax. La technologie 802.16e, la première à être orientée sur la mobilité, doit être normalisée dici la fin de lannée. Les premières puces pour ordinateurs portables sortiront en 2006. Tandis que Nokia intègrerait le WiMax à ses téléphones portables vers 2008.
Enfin, les deux groupes sengagent à fournir des efforts marketing auprès des opérateurs et des industriels pour vanter les mérites de cette technologie sans fil. Sans attendre Intel et Nokia, des applications concrètes du WiMax ont déjà été déployées. Mais pour lheure, la norme actuelle, la 802.16d, est limitée à des transferts de donnée point par point. Concrètement, le WiMax sert donc à relier des communes, avant dêtre associé pour atteindre lutilisateur à des technologies plus classiques. En France, Altitude Télécom, seul opérateur à disposer dune licence pour diffuser sur les fréquences WiMax, a signé des contrats avec quelques départements, lOrne, la Vendée et le Calvados, pour combler les zones blanches. Le 17 mai, TDF et la RATP ont débuté une expérimentation de transmission de données haut débit sans fil, en profitant dune autorisation temporaire démettre. Ces tests techniques et dusages professionnels doivent permettre dapprécier la technologie WiMAX dans un environnement urbain dense.
Source : Expansion
Par David
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