Actualité des politiques publiques en matière de TIC
Les pôles de compétitivité
Face aux mutations économiques internationales et, par répercussion, nationales, la France a décidé d’initier une politique industrielle de grande envergure : la mise en avant de facteurs clefs de compétitivité industrielle, au premier rang desquelles se trouve la capacité d’innovation par la R-D, constitue le contexte et les enjeux de la politique des pôles de compétitivité.
Dans le prolongement des décisions prises par le Gouvernement le 13 décembre 2002, le Comité interministériel de l’aménagement et du développement du territoire (CIADT) du 14 septembre 2004 a décidé de conduire cette nouvelle politique industrielle et a défini les mesures qui seront mises en œuvre pour le développement des pôles.
Cette politique nationale entre dans un cadre européen plus général de soutien à la compétitivité. De nombreux pays de l’Union Européenne possèdent les mêmes préoccupations et souhaitent se tourner vers un développement économique durable. On assiste à une véritable action communautaire en faveur de la compétitivité.
Dans le domaine de la transmission de données sans fil à haut débit, la bataille fait rage. Alors que le Wimax poursuit sa quête de standards en Europe et ailleurs, iBurst, une technologie propriétaire de l'américain Arraycomm, s'est trouvé une place au soleil australien et sud-africain. Ne traitant pas la voix mais opérationnelle, moins chère et mieux aboutie, la technologie iBurst vient jouer sur les terres ultraprotégées de l'UMTS, mais aussi du Wimax.
Elle pourrait profiter de leurs faiblesses respectives. Le décollage de l'UMTS n'est pas aussi fulgurant que l'espéraient les opérateurs. Quant au Wimax, il n'est aujourd'hui disponible que grâce à des antennes quelque peu imposantes, à placer sur le mur d'un bâtiment. En outre, il ne sera pas disponible sur des cartes PCMCIA avant la fin 2006. Enfin, il ne gère pas non plus le « hand over » (la possibilité de passer d'une cellule à une autre), ce qui le cantonne, pour l'instant, à une solution sans fil et non pas mobile.
A l'inverse, à Sydney, c'est en totale mobilité que les abonnés au service iBurst, de l'opérateur Personal Broadband Australia (PBA), jouissent d'un débit de 1 Mbit/s. Il leur suffit de se procurer une carte PCMCIA auprès de l'opérateur afin de bénéficier d'un forfait de 300 Mo pour environ 30 euros par mois. Ils peuvent ainsi traverser la ville (le service couvre 70 % de la population urbaine australienne) sans perdre leur connexion.
Pour étendre sa technologie, l'opérateur australien a payé 6 millions d'euros pour les fréquences dans la bande des 1,9 GHz. Pour couvrir l'ensemble de la ville de Sydney, il a déployé une quarantaine de stations de base tandis que les opérateurs UMTS en ont implanté entre 200 et 300 !
Rappelons qu'en France les licences d'exploitation des fréquences pour l'UMTS ont coûté la bagatelle de 619 millions d'euros. Le prix du mégahertz n'est assurément pas le même partout, alors que c'est pourtant une ressource rare sur toute la planète.
A peine deux semaines après la validation de la technologie Re-ADSL 2 par l'Arcep, les premières offres commerciales font leur apparition.
Free et Wanadoo sont les deux premiers à se lancer avec le même argument: fournir un accès haut débit 512 kbps maximum en réception, 128 Kbps en émission aux personnes qui ne pouvaient pas être éligibles à l'ADSL en raison de leur éloignement du répartiteur téléphonique.
La technologie Re-ADSL 2 permet de faire circuler le haut débit via une ligne ADSL sur une distance plus longue qu'aujourd'hui: sa portée est supérieure de 5% à 10% par rapport à une ligne ADSL "classique".
Free propose son offre standard à 29,99 euros par mois, avec accès internet et téléphonie illimitée. La Freebox v4, nécessaire pour le Re-ADSL, est incluse dans l'abonnement.
France Télécom, de son côté, lance une offre «Haut débit 512k étendu», pour 24,90 euros par mois. Elle nécessite l'acquisition d'un modem Ethernet vendu 79 euros.
Le Sycabel, syndicat de l'industrie du câblage, publie un livre blanc qui prône le recours à la fibre optique pour faire passer la France à l'ère du très haut-débit. Entretien avec le délégué général de l'organisation.
La France fait figure en Europe, une fois n'est pas coutume, de très bon élève en matière d'ADSL. La concurrence y est vive, les prix bas et les innovations fréquentes. Mais pour le Syndicat professionnel des fabricants de fils et câbles électriques (Sycabel), il est plus que temps de penser à passer à l'après-ADSL, quand bien même certains foyers n'ont toujours pas accès à cette technologie.
L'organisme vient de publier un livre blanc , qui préconise de s'inspirer du Japon ou de la Suède et de recourir à la fibre optique pour faire basculer le pays dans l'ère du très haut-débit. Les pouvoirs publics se penchent eux aussi sur le problème. Le nouveau ministre délégué à l'Industrie, François Loos, vient de commander une étude sur le sujet à l'Idate, attendue pour septembre.
www.sycabel.com
LEurope a dépassé les Etats-Unis pour la première fois et devient le deuxième plus important marché du haut débit dans le monde. Cest une des conclusions dune étude menée par Telecom Paper. La région Asie-Pacifique, qui abrite la majorité de la population mondiale, demeure logiquement lendroit de la planète offrant le plus grand nombre dabonnés à Internet rapide : ils sont en effet soixante et un millions et représentent 39 % des parts du marché mondial. Une première place qui pourrait bien être ravie par lEurope. A titre de comparaison, la progression du nombre de connexions à haut débit en Corée du Sud, le pays le mieux équipé, na été que dun point et demi en un an, quand elle atteignait vingt et un points aux Pays-Bas ou au Danemark. De tels chiffres permettent à lEurope de dépasser la zone Amérique dune courte tête : 47,95 millions de personnes disposent dun accès haut débit dans la première, contre 47,53 millions dans la seconde. La bonne place du Vieux Continent, indique létude, vient des avantages tirés par ses habitants de la concurrence acharnée que se livrent les opérateurs télécoms et les câblo-opérateurs. Elle est également favorisée par le dynamisme des MVNO, autant déléments incitant Viviane Reding, la commissaire européenne chargée des télécoms, à tabler sur plus de la moitié des membres de lUE reliés au haut débit en 2010.
http://www.reseaux-telecoms.com/news_btree/05_06_08_173529_585/News_view
Second sommet mondial des villes et des pouvoirs locaux sur la société de l'information - Bilbao - 9 au 11 novembre 2005 - http://www.it4all-bilbao.org/
Journées de l'IDATE - Montpellier - 22 au 24 novembre 2005 - www.idate.fr
Rencontres d'Autrans 2006 - "10ème édition, l'internet dans 10 ans ?" - Autrans - 12 au 14 janvier 2006 - http://www.autrans.net
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